Dana et ses oreilles magiques

« Dana et ses oreilles magiques » est un livre illustré en style Peinture à l'huile avec un young girl with large elephant ears, par Natalija Reiniece, pour les 6–9 ans — créé avec Doodara, le créateur d’histoires IA

par Natalija Reiniece · Peinture à l'huile · 6–9 ans · young girl with large elephant ears · 12 pages

curious, cheerful, brave

embracing uniqueness and self-acceptance

Dana se réveille en sursaut, ses grandes oreilles dressées vers le couloir. Une odeur de biscuits brûlés flotte dans la maison voisine. Quelque chose ne va pas — elle le sent dans ses oreilles qui frémissent. Elle glisse hors du lit et se colle à la fenêtre.

Dehors, une nouvelle fille se tient seule sur le trottoir, le regard fixé sur ses chaussures. Dana appuie son front contre la vitre froide. Ses grandes oreilles captent un silence si lourd qu'il semble pleuvoir à l'intérieur de sa tête. Elle serre les poings. Elle ne peut pas rester là à regarder.

Dana saisit son ours en peluche sur l'oreiller et descend les escaliers quatre à quatre. Elle frappe à la porte voisine, tendant l'ours de ses deux mains. La porte s'ouvre sur une fille aux cheveux noirs en désordre. Dana lui glisse l'ours. La fille le prend sans un mot.

La porte se referme doucement. Dana reste là, son ours maintenant contre sa poitrine. Ses grandes oreilles tombent sur ses côtés. Elle entend un bruit étouffé de l'autre côté du bois — un soupir. Elle frappe à nouveau, plus fort. Rien. Personne ne vient.

Dana remonte chez elle et s'assoit sur son lit. Elle pense à une chanson, une de celles qu'elle chante quand elle est triste pour devenir un peu moins triste. Elle va à la fenêtre et sifflote, notes par notes, une mélodie joyeuse. Dehors, la fille lève les yeux.

La fille sourit — juste un tout petit peu — mais son sourire s'efface quand elle regarde ses propres mains, serrées autour de ses genoux. Elle secoue la tête et se tourne vers la maison. Dana cesse de siffler. Ses oreilles bassesses collent contre sa nuque. Elle essaie encore, mais la fille ne revient pas.

Dana retourne sous sa couette, les oreilles collées au mur. Le silence de la maison voisine est épais, comme de la laine mouillée. Puis — tic. Tic. Tic. Un petit bruit régulier, comme un caillou qui tape contre du verre. Dana Figée. Ses oreilles se redressent. Quelque chose se cache derrière ce mur.

Tic. Tic. Tic. Dana appuie son oreille contre le mur. Un nouveau son — un cliquetis, comme une petite cloche tapée par un marteau invisible. Et puis une pensée, pas une voix, qui glisse comme un poisson dans son esprit : Je suis là. Quelqu'un ? Dana se décollée du mur. Ses oreilles frémissent. Elle se lève.

Dana traverse la pièce en direction de sa boîte à jeux. Elle fouille parmi les jouets — un camion, un cerf-volant, des crayons de couleur — jusqu'à ce que ses doigts touchent le bois lisse de sa boîte secrète. Elle l'ouvre : des cailloux peints, un par un, brillent comme des étoiles capturées. Elle les prend tous.

Dana redescend et frappe à la porte. Cette fois, c'est la fille qui ouvre. Dana tend la boîte. « Pour toi », dit-elle. « Pour que tu saches que quelqu'un te voit. » La fille regarde les cailloux. Un par un, ses doigts les touche. Puis elle en prend un — celui avec l'étoile — et le serre contre sa joue.

La fille lève les yeux. Son visage change — comme si quelqu'un avait allumé une lampe derrière ses yeux. « Merci », murmure-t-elle. Dana sent un tic-tac doux dans ses oreilles, comme un cœur qui rit. « On peut jouer ? » demande-t-elle. La fille hoche la tête. Les deux filles s'assoient sur les marches du perron, côte à côte.

Les cailloux peints brillent entre elles dans la lumière du soir. Dana regarde sa voisine — vraiment regarde — et voit une fille qui souris, qui existe, qui est là. Ses grandes oreilles frémissent de joie. La maison voisine n'est plus silencieuse. Elle est remplie de tic-tac, de rires, et de quelque chose qui commence tout juste.

Doodara

Dana et ses oreilles magiques

Natalija Reiniece