Célestine court dans les jardins du château avec son lapin doré. Soudain, un buisson de roses remue. Le lapin file d’un bond entre deux haies. Célestine s’arrête et crie : « Attends ! »
Elle s’agenouille sur les dalles chaudes. Là, trois indices brillent : une touffe de poils dorés, une carotte croquée et une flèche tracée dans la poussière. Célestine fronce les sourcils et suit la flèche vers la vieille tour.
Dans la tour, Célestine monte l’escalier en colimaçon et pousse une porte qui grince. Sur un petit miroir, des lettres de buée apparaissent : TROUVE CE QUI BOIT LE SOLEIL. Elle murmure l’énigme, regarde la lumière sur les vitres, puis repart vers le fond du jardin.
Près de la fontaine, sous le banc, derrière les citronniers, Célestine cherche partout. Tout à coup, un arrosoir éternue : « Atchoum ! » Des gouttes jaillissent. Célestine sursaute, puis elle rit et voit derrière le banc une petite clé dorée couverte de terre.
Célestine glisse la clé dans une serrure cachée sous le lierre. Une porte étroite s’ouvre. Dans une serre secrète toute verte, le lapin doré grignote des feuilles brillantes comme du verre. Célestine avance lentement et tend une carotte.
Dans la serre secrète, le lapin doré pose son museau sur sa chaussure. Alors Célestine s’assoit et le prend doucement dans ses bras. Quand elle ressort, les vitres sèment des taches d’or sur les allées, et elle regarde désormais chaque feuille comme un indice possible.