Eric lève son club et frappe la balle blanche qui s'envole dans l'herbe haute du terrain. Il reste figé, son club toujours levé, et écoute le bruissement de l'herbe où la balle a disparu. Il commence à marcher le long des sentiers, cherchant des indices.
Un âne gris apparaît derrière un buisson, les oreilles dressées, et observe Eric qui fouille sous une touffe d'herbe. Eric lui demande : « Auriez-vous vu ma balle ? » L'âne cligne des yeux lentement et tourne la tête vers la droite, révélant une empreinte de sabot dans la boue.
Une buse circule en cercles au-dessus des arbres, ses ailes coupant l'air avec un clapotis sourd. Eric lève les yeux et essaie de capturer son attention en agitant son club, mais la buse s'abat soudain sur un buisson voisin, délogeant un blaireau qui en sort en grognant. Le blaireau se fige, puis se retourne et montre du museau un chemin caillouteux qui mène vers un petit ruisseau.
Eric s'arrête au bord du ruisseau, les épaules basses, et jette son club dans l'herbe avec un bruit métallique. Il soupire et essuie son front avec le revers de sa main, quand soudain un sabot frappe le sol à côté de lui. L'âne gris est là, et il pointe du sabot un buisson épineux où brille un petit point blanc.
Eric s'approche du buisson, le cœur battant. Il aperçoit entre les épines la petite balle blanche, parfaitement intacte. Il la ramasse doucement dans l'herbe humide, un sourire élargissant son visage tandis qu'il sent l'odeur fraîche de l'herbe coupée.
Il tend la balle à l'âne, qui la prend délicatement dans sa bouche et commence à marcher vers le sentier principal. Eric le suit, son club à la main, et ils partagent le chemin du soir, le terrain de golf s'étendant paisiblement autour d'eux.
Le club de golf d'Eric brille faiblement dans la lumière dorée du soir alors qu'il avance paisiblement sur le chemin. L'âne, lui, garde précieusement la balle perdue dans sa bouche, fierté tranquille d'une trouvaille partagée.
Le terrain de golf s'étend à perte de vue, calme et paisible sous un ciel qui vire au rose pâle. Eric et l'âne gris avancentensemble, silhouettes complices dans la douceur du soir, et le chemin du retour semble moins long quand on le partage.