Sur la commode, le cristal rougeoyant brillait doucement. Sajid le saisit à la paume. Soudain, un hurlement de dinosaure et un claquement d'eau salée traversèrent la vitre.
Il se précipita à la fenêtre, le teint pâle. Au loin, une vague noire dévorait les requins et broyait les dinosaures dans la boue.
Sajid brandit le cristal et hurla : « Retournez chez vous ! » Un éclair bleu jaillit, repoussant la vague — mais elle grossit encore, écrasant tout sur son passage.
Sajid serra les poings. Les ongles plantés dans ses paumes. Il cherchait une idée, n'importe laquelle.
Il s'imagina un bouclier géant en forme de coquille. Le cristal s'illumina d'un éclat doré — et un mur solide apparut entre les dinosaures et la vague.
La vague s'arrêta net. Au-dessus, sur un rocher flottant, un magicien grotesque riait, agitant son bâton et invoquant des ombres reptiliennes.
Sajid courut vers la fenêtre, le cristal levé. « Cesse ce cauchemar ! » Il tint son souffle, les yeux écarquillés.
Le magicien riposta avec un éclair vert. Mais Sajid s'imagina ses jouets prendre vie — le cristal pulpa, les peluches et figurines s'animeèrent, et le magicien tomba dans la boue en jurant.
Le parc redevint calme. Les vagues se retirèrent doucement. Sajid retourna dans sa chambre, le cristal tiède dans sa poche.
Il posa un petit requin en plastique sur son lit. L'animal semblait cligner de l'œil. Il sourit, rangea le cristal, et ouvrit son cahier pour dessiner une nouvelle aventure.
Le crayon dansa sur la page. Un nouveau monde prit forme — avec des cristaux, des vagues, et des amis qui n'attendaient que d'être inventés.
Sajid dessina encore et encore, jusqu'à ce que le soleil se couche. Chaque page était une porte. Et lui, il savait comment les ouvrir.