Théa saute sur son cheval de bois et hurle : « Allons ! » Sparrow aboie, Onyx ronronne sur l’herbe verte. Un cri lointain traverse le pré — un poney seul, debout sous un arbre, le regard perdu.
Théa court vers lui, ses chaussures crissent dans l’herbe humide. Le poney recule, ses oreilles baissées, son souffle chaud mélange à l’odeur de mousse. Théa s’arrête, tend la main, sans toucher.
Onyx saute sur son épaule, ronronne fort. « Il a peur », chuchote Théa. Léo-Paul arrive en courant, Valentine sur son vélo, Hiziya derrière. Ils forment un cercle autour du poney, mais il fronce les dents.
Sparrow aboie doucement, puis s’approche lentement, le museau tendu. Le poney cligne, puis hoche la tête — il sent la confiance.
Théa propose une carotte. Le poney lèche. Puis il lèche aussi Sparrow, qui tremble légèrement, puis grogne, puis sourit (si un chien pouvait sourire). Théa rit, et le poney tacle un rocher avec son sabot — un bruit sec, amusé. C’est son tour de rire.
Le poney suit Théa jusqu’à la ferme, où un homme attend, les mains sur les hanches, le visage creusé d’inquiétude. Théa dit : « Il était seul. Il avait besoin d’un ami. »
L’homme serre le poney, puis Théa. Onyx saute sur l’épaule de l’homme, ronronne. À partir de ce jour, Théa et le poney marchent ensemble, deux silhouettes au soleil, sans parole, juste la marche, le vent, et l’amitié.
À partir de ce jour, Théa et le poney marchent ensemble, deux silhouettes au soleil, sans parole, juste la marche, le vent, et l’amitié. Chaque soir, ils reviennent au même pâturage, l’un près de l’autre, les oreilles tendues vers le monde qui chante.