Léo tend les bras pour accrocher le dernier ballon rouge. Le fil glisse entre ses doigts. Un bruit sec résonne dans la pièce vide.
Il saisit une nouvelle paire de ballons roses. Ils s'échappent brusquement, flottant vers le plafond comme des méduses perdues. Léo court après eux, trébuchant sur sa propre joie.
Un vent inattendu souffle par la fenêtre ouverte. Il emporte toutes les décorations restantes dans un tourbillon coloré. Les guirlandes s'envolent loin du sol.
Les ballons rebondissent contre les vitres et reviennent lentement. Attirés par la lumière du soleil qui traverse la pièce vide, ils flottent doucement. Léo sourit en voyant ses erreurs.
Il invite ses amis à regarder dehors par la fenêtre. Les ballons forment un ciel joyeux au-dessus de la cour. Les rires résonnent dans l'air calme.
Léo comprend que l'imperfection rend le moment unique. La fête n'est pas dans la table dressée, mais dans le rire partagé. Il regarde le ciel avec satisfaction.
Le vent apaise la pièce. Les derniers restes de décoration reposent silencieusement. Léo reste debout, immobile, profitant de l'instant présent.
La lumière dorée remplit la maison. Tout est simple, tout est beau. Léo ferme la fenêtre, gardant ce souvenir précieux.